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14 novembre 2008

Incinérateur : faire payer le pollueur

inciné.jpg
Lors d’une réunion publique à Lansargues le Syndicat Pic et Etang a fait le point des travaux en cours sur le site de l’incinérateur (voir Midi Libre du 14 novembre 2008 édition de Lunel).
Des travaux qui représentent 12 millions d’euros d’investissement qui seront financés par les contribuables.
On peut lire dans le compte rendu publié par Midi Libre que les riverains ont exprimé à l’occasion de cette réunion des inquiétudes légitimes en matière de santé. Francis Pratx, maire de Boisseron et Président du Syndicat Pic et Etang a indiqué qu’il n’était pas hostile sur le principe de la mise en œuvre d’une veille sanitaire tout en soulignant le coût élevé d’une telle mesure. « Si nous le pouvons nous le ferons » aurait-il dit.
Alors que le syndicat lâche 12 millions d’euros pour des travaux qui auraient dû être totalement à la charge d’OCREAL, et que nous allons donc payer, il rechigne pour payer une veille sanitaire.
Autrement dit, l’usine pollue depuis des années, sinon pourquoi faire des travaux, et le pollueur, lui, encaisse et est exempté d’améliorer ses installations. Pic et Etang se substituant à l’exploitant.
Il faut exiger que le pollueur soit le payeur, d’une part qu’il participe au financement des travaux, et d’autre part que soit prélevée une taxe exceptionnelle sur ses profits afin de participer aux frais de la veille sanitaire.

09:09 Écrit par Eloi MARTINEZ | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | | |  Imprimer |

Commentaires

L’être humain et ses contradictions (ce pollueur qui s’ignore)
où les animaux malades de la peste

Monsieur Pletsim est une personne comme il en existe des millions en France, un brave type, un mec sans histoire, et à l’appel de son association, se prépare à manifester aujourd’hui contre les nuisances d’un incinérateur, tout y passe, les gaz à effet de serre, les mâchefers, la pollution de l’air, etc, etc, mais il ne sait pas que dés son réveil, lui, va contribuer aux émissions de gaz toxiques.

Calculé sur un bilan CO2 de production, le détail se résume ainsi décompté :

Il habite un pavillon, 3 pièces, cuisine et vient de placer des menuiseries double vitrage (5 tonnes de CO2), la construction de son pavillon a exigé l’émission de (120 tonnes de CO2)

Aussitôt levé, il prend une douche, utilise shampoing (1kg CO2) savon (1 kg) et s’éponge avec une serviette (2,5 kg)

Il s’habille, met ses sous vêtements (2 kg) enfile un jean (25 kg) ajuste une chemise (5 kg) passons sur son pull-over (6 kg) et son manteau (60 kg)

Il prend son petit déjeuner, chocolat ou café (torréfaction et transport 4 kg CO2 par kg) et lit un magazine (0,6 kg) ou un livre (3 kg)

Grâce à dieu, il ne fume pas !!! mais il possède un chien et le nourrit de croquettes (3 kg CO2/kg)

Il utilise sa voiture peut être en possède t-il deux (7,15 t CO2 à l’achat et 2,8 t pour 14.000 km parcourus) et là pollution tout azimut, CO2, dioxines, furanes, etc, non récupérables, la voiture est devenue, comme le bon vin, un produit « à consommer avec modération »

A midi, il déjeune, menu du repas, « steak frites » (4 kg CO2, la viande de bœuf 19 kg CO2 /kg) ou poulet (2,2 kg /kg) au riz cantonnais (120 g méthane par kg) et boit un verre de vin (0,5 kg)

*Une seule vache peut émettre 100 à 500 litres de méthane par jour. À cela s’ajoutent les émissions liées aux déchets (excréments, fumier d'étable) qui continuent leur décomposition avec une méthanisation plus ou moins marquée selon le contexte.
Les bovins sont présents sous toutes les latitudes. Leur population mondiale s'élève à 1,5 milliard de têtes (dont 1,4 milliard de taurins et 150 millions de zébus). Emission mondiale : 900 millions de m3 de méthane soit 80 millions de tonnes dont 6 millions pour la France

*La culture intensive du riz contribue au réchauffement climatique. Elle est à l'origine de l'émission d'une quantité assez importante de méthane, puissant gaz à effet de serre.
La production d'un kilo de riz correspond à l'émission de 120 g. de méthane. La riziculture représente de ce fait le deuxième producteur mondial de méthane avec 60 millions de tonnes/an ; juste derrière l'élevage des ruminants.

Il utilise souvent son ordinateur (1,280 tonne de CO2) et son téléphone portable (600 kg)
Arrivé chez lui le soir, il illumine son appartement, met en fonctionnement la télévision (1,200 t) s’installe dans son fauteuil (60 kg).

* Sans compter pour son confort personnel, tout l’électroménager (lave vaisselle, lave linge, réfrigérateur, micro onde, four, congélateur, etc) (4,45 tonnes)

C’est l’hiver, il allume donc un feu de cheminée et apprécie le confort de la chaleur diffuse cependant que le chauffage central lui amène le bien être tant désiré.

Il ignore toutefois qu’il continu à émettre des gaz à effet de serre

* un feu de cheminée (22 kg CO2 par jour, HAP, SO2, Nox, etc,)
* chauffage central fuel (25 kg/jour) sans compter toutes des dioxines mais là pas de filtre ni d’épurateur et pas de contrôle
* l’énergie électrique (90 gr/kwh) (à même puissance une voiture électrique émettra aussi (90 gr de CO2 au km)

*un an d’électricité, de chauffage au gaz et d’eau (4,350 t de CO2)

L’été arrive, peut être s’est il fait aussi construire une piscine alors il émettra de la même façon du chlore dans l’atmosphère environ une trentaine de kg annuellement (il existe en France, 2 millions de piscines privées et 2.552 piscines publiques) soit l’émission de 70 000 tonnes de chlorure d’hydrogène HCl (300.000 fois les rejets de l’incinérateur Ocréal) qui s’évaporent dans l’atmosphère et iront grossir la masse des polluants

*Les molécules de composés chlorés parvenues dans la stratosphère, sont décomposées par le rayonnement solaire, les produits de cette décomposition détruisent irrémédiablement les molécules d'ozone par le jeu de réactions catalytiques.
* l’ozone se trouve dans la stratosphère entre 20 et 50 km d’altitude, si l’on arrivait à comprimer et à agglomérer les molécules d’ozone, la couche obtenue n’excéderait pas 3 mm d’épaisseur, c’est assez révélateur de cet équilibre fragile

Il fait chaud et il en profite pour allumer sa climatisation et de multiplier les problèmes pour l’environnement.

Le 14 Juillet et les fêtes de fin d’année, au comble du paradoxe, M. Pletsim va voir un feu d’artifice avec son fils sur ses épaules, comme l’ont fait et le feront des millions de parents, et naturellement il applaudit, il se pollue, il pollue son fils et il est heureux.

* Les feux d'artifices contiennent aussi de nombreux produits classés toxiques et/ou polluants. Certains composants des feux d'artifice appartiennent aux classes de toxicité 2 et 3 et polluent l'air et le sol

*Un feu d’artifice produit plus de dioxines et de furanes en une demi heure qu’un incinérateur en une année (15 000 feux chaque année en France) et concentre le plus grand nombre de particules toxiques (PM10), jusqu'à 4 000 microgrammes par mètre cube contre 30 ou 40 en général. Le PM10 peut aussi bien aggraver des maladies déjà existantes qu'en provoquer des nouvelles. C'est la raison pour laquelle chacun de nous est concerné

* À Hawaï, l’exercice a été fait il y a plusieurs années. Lors d’un feu d’artifice du Nouvel An, le nombre d’admissions dans les hôpitaux locaux pour difficultés respiratoires a bondi de 113% dans les heures suivant le spectacle.
* Une commission est en train de légiférer pour interdire ou réduire le nombre de feux d’artifices en Ontario (Canada), c’est montrer la gravité de ce problème.
* Le feu d'artifice, un beau spectacle qui s'avère dangereux pour la santé

A-t-on déjà vu des manifestations contre les feux d’artifices ? Non jamais ! Car ils sont enchanteurs.

M. Pletsim ignore aussi qu’il produit 360 kg de déchets ménagers et 8 tonnes de CO2 par année
Les 20.000 habitants, d’une ville comme Lunel (Hérault), produiront sans aucun contrôle autant de nuisances que l’incinérateur Ocréal avec dix fois plus de dioxines et furanes.

M. Pletsim ignore aussi que l’incinération est la source la plus écologique de la transformation des déchets ménagers (contre l’avis de tous les détracteurs) car le méthane CH4 issu de la méthanisation est à quantité égale, 75 fois plus toxique pour la couche d’ozone que le CO2 et dioxines réunis produits sur une période de 20 ans.

*Une molécule de méthane absorbe en moyenne 25 fois plus de rayonnement qu'une molécule de dioxyde de carbone sur une période de 100 ans, son potentiel de réchauffement global (PRG) est donc de 25 ; à échéance 20 ans, son PRG est même de 75. Le méthane est considéré comme le 3e gaz responsable du dérèglement climatique, après le CO2 et les fréons).

Autant dire, qu’avant de prendre décisions, si chacun d’entre nous se mettait à réfléchir l’on se jugerait tous coupables de polluer notre atmosphère car ce ne sont que les êtres humains qui provoquent les émissions toxiques de tout ce qui existe au monde, alors messieurs les libres penseurs, philosophes et autres conteurs, « Les moins pardonnables offenses: tous les gens querelleurs, jusqu'aux simples mâtins, au dire de chacun, étaient de petits saints. » et avant d’aller manifester contre les nuisances générées par telle et telle usine, faite d’abord votre « mea culpa » en réfléchissant à réduire votre propre consommation sur tout ce qui est possible de produire du CO2 mais la cadence actuelle à laquelle nous gérons notre vie ne le permet pas.

A écouter certaines associations, elles sont contre :

* les centrales nucléaires, parce quelles irradient
* les incinérateurs à cause de leurs pollutions atmosphériques,
* les centrales thermiques et électriques quelle que soient leur carburant, gaz, diesel et encore moins charbon,
* les cimenteries, les industries du papier et autres,
* les éoliennes à cause du bruit généré ou bien même de leur masse,
* certains d’entre vous sont aussi contre l’énergie solaire, à cause du recyclage des panneaux solaires.

Deux questions, comment participerez telles aux réductions de dioxydes de carbone et comment envisagerez telles l’énergie de demain, mais là pas de propositions car incapable d’y répondre, aucun programme acceptable dans la mesure où il n’y en a pas. Ce ne sont pas les propositions de bout de chandelle ou telles autres farfelues de Greenpeace qui abaisseront d’un dixième de % les émanations toxiques.

La solution miracle n’existe pas, à moins de devenir homme de Cro-Magnon et de vivre démuni dans des grottes, si l’on devait se plier à la politique du tout ou rien.
Enfin n’oublions pas d’amener avec nous des allumettes car la guerre du feu on connaît et c’est pas génial (25 g CO2 par allumette) plus phosphore, sulfure d’antimoine, dioxyde de manganèse et chlorate de potassium. C’est quand même mieux que de cogner deux silex.

Afin de réduire la propagation des émissions de gaz à effet de serre, en tout les cas, nous préconisons de ne plus avoir :
• d’incinérateur et que vous ne créer plus aucun déchet
• de centrales nucléaires et de thermique charbon et que vous n’utiliser plus l’électricité
• etc, etc, etc……………

M. Pletsim est-il prêt à sacrifier son confort, son bien être et à modifier son train de vie. Difficile de changer ses habitudes, n’est ce pas !!!!! Serait-il assez courageux pour le faire, je ne le pense pas, vous ne pourrez résoudre les problèmes liés à l’environnement, au lieu de « vous prendre pour la mouche du coche », projetez vous dans l’avenir, essayez de positiver et de trouver des solutions à vos désagréments. Il faut mobilisez l’intelligence des forces vives, au moins vous vous rendrez utiles. La question n’est pas d’être pour ou contre telle technologie mais de savoir utilement se débarrasser des dioxydes de carbone que nous avons créés.

Si nous sommes là aujourd’hui, en train de nous expliquer, c’est tout de même grâce au CO2, ce gaz que vous qualifiez de démoniaque, n’est il pas lié à la création de la vie sur terre. C’est grâce à lui si nous disposons de l’oxygène vital, grâce à la photo synthèse des algues, malheureusement, dans le monde où nous vivons, il y a beaucoup plus de production que de demande.

* l’air ambiant ne contient que 21 % d’oxygène, entre 28 et 30 % la moindre étincelle embraserait la forêt la plus humide de la Terre, à 15 % il n’y aurait plus aucun feu possible et à moins de 14 % plus aucune vie animale enfin à 23 %, il y aurait 80 % de maladies en moins. Encore un autre équilibre précaire.

* Le CO2, à la différence du monoxyde de carbone, n'est pas un toxique, à faible dose, le CO2 favorise dans un premier temps la croissance, dose de bien être médical, 0.05 %
Notre système respiratoire et circulatoire est très sensible au CO2 : Une augmentation minime de la concentration en CO2 de l'air inspiré accélère quasi-immédiatement le débit respiratoire qui est normalement de 7 litres/minute (sous 0,035 % de CO2 dans l'air inspiré), chaque jour l’être humain inhale environ 6,6 g de Co2

Alors il faut bien éliminer les GES (Gaz à Effet de Serre), tout le monde en est conscient (sans discrimination les industriels comme le grand public) mais M. Pletsim ignore encore que l’on peut récupérer la totalité des fumées d’un incinérateur ou d’une centrale thermique par l’intermédiaire de la photosynthèse de l’algue et que l’on peut transformer la biomasse en bio pétrole et énergie, la technologie existe désormais en développement industriel, mais c’est pour un demain très proche. Une nouvelle industrie « l’énergie du futur » avec à la clé « zéro pollution ».

“L’incinération n’est pas la solution idéale, mais elle est incontournable”,

Peut être encore, trouverons nous des empêcheurs de tourner en rond invétérés qui sont contre tout, simplement parce que ???

Voilà tout de même une bonne nouvelle ! Trinquons à notre avenir et faisons « péter » une bouteille de champagne (2,6 kg de CO2)

Pour finir la journée, fatigué M. Pletsim, va se coucher et dormir dans son lit, le meilleur ami de l’homme (800 kg CO2) l’esprit en paix.

Dormez tranquilles braves gens, ce ne sont que les autres, les pollueurs !!!!

• Aujourd’hui en France, les unités industrielles toutes confondues, émettent chaque année 200 millions de tonnes de CO2, la technologie pour ramener ces nuisances à « Zéro pollution » existe et coûterait la bagatelle de 9 Milliards d’€ par année (soit 150 € par habitant) sur une période de 20 ans, c’est à ce prix que la lutte contre le réchauffement climatique deviendrait efficace.

• Imaginez les 120.000 tonnes de CO2 produit par l’incinérateur d’Ocréal pouvant être traités entièrement en une année avec à la clé une production d’oxygène égale et zéro pollution..

• Afin de réparer vos erreurs et celle de vos ascendants, seriez vous prêt à payer pour assurer à vos petits enfants un avenir sans contamination dans un environnement sain ?

• Imaginez une taxe carbone appliquée à chacun d’entre nous pour les déchets que nous créons, si l’on devait se conformer au cours réel du CO2 soit 25 €/tonne et les 8 tonnes de CO2 produit, on serait dans les chiffres énumérés précédemment

Écrit par : andre sancho | 26 décembre 2008

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